Claude de Camus d’Arginy

La branche des Comtes d’Arginy a pour auteur Imbert Camus Seigneur de Bagnoles , marié à Geneviève Chaudron, qui lui porta en mariage le Marquisat de Pusignan.

Jean Camus, son fils ainé, Marquis de Pusignan, Lieutenant-Général des armées du roi, fut tué à la tete de régiment en Languedoc en 1689.Il avait épousé Mme de la Poype-de saint-Julien.Son fils cadet, nommé le Comte d’Arginy, né en 1687, a laissé 2 fils; l’un mort en 1700; l’autre nommé Charles-Joseph-Lucas de Camusde Coustin Marquis d’Arginy et de Pusignan et maitre de camp de cavalerie, épousa Marie Louise Charlotte Bontemps morte le 23 mars 1730 à 36 ans

Claude de Camus d’Arginy, né aux environs de 1640, fit une carrière militaire éclatante. Il débuta comme cadet aux mousquetaires de Louis XIV et l’on peut facilement imaginer le panache et l’allure du personnage évoluant dans ce corps d’élite.

A la mort d’Aymar de Costaing, en 1679, et conformément aux conditions du testament établi par son oncle, Claude de Camus d’Arginy s’appela dorénavant :Claude Costaing de Pusignan.

Il servit dans presque toutes les campagnes de Louis XIV et commanda les régiments de Plessis Praslin et de Languedoc.

En 1679, Louis XIV devait récompenser son fidèle soldat en élevant au marquisat la seigneurie de Pusignan qui comprenait :

PUSIGNAN – MALATRAIT – MEYZIEU – CHASSIEU – BELVAY – SEPTEME

et était co-seigneur de Feyzin.

En 1689, Louis XIV décida d’aider Jacques II d’Angleterre à reconquérir son trône en envoyant un corps expéditionnaire en Irlande.

Claude Costaing de Pusignan commandait l’infanterie avec le titre de Maréchal de Camp. L’expédition mal préparée tourna au désastre.

Lors d’une attaque devant Londonderry, ville maritime du nord de l’Irlande, Claude Costaing de Pusignan reçu un coup de mousquet en pleine poitrine le 5 mai 1689.

Sans soins, faute de médicaments, et surtout de chirurgien, il agonit pendant 5 à 6 jours et mourut vers le 10 ou 11 mai.

Un grand militaire venait de s’éteindre au terme d’une glorieuse carrière.

On peut encore voir des traces de la litre funéraire qui fut peinte à sa mémoire sur les murs de l’ancienne église de Moifond, ainsi que dans l’église de Chassieu.

En 1691 Jean Genevay(conseiller du Roi de France) achète le château.